Se repérer dans les organismes internationaux

 

 

Dans un monde de plus en plus intégré et de plus en plus global, sans que cela ait l’assentiment des peuples au demeurant, on peut faire facilement des confusions de sens à la lecture des dépêches et autres articles de presse.

-          Soit que des organismes multilatéraux portent quasiment le même nom alors que cela recouvre des champs de compétences en réalité bien différents

-          Soit que, spécifiquement dans la galaxie de l’ONU, certaines agences aient un fonctionnement ancien et plus ou moins bien fixé ou soient encore à la recherche de leur positionnement, pour le meilleur et pour le pire

-          Soit, concernant les ONG, que leur vocation ne soit plus celle que l’on pourrait croire

 

On va évidemment citer un ou plusieurs exemples de chaque.

 

Cour européenne des Droits de l’Homme et Cour de Justice

En ce qui concerne le second, il faudrait systématiquement dire Cour de Justice de l’Union européenne, souvent la dépêche oublie cette précision.

  1. La Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a été instituée en 1959 par le Conseil de l’Europe. Sa mission est d'assurer le respect des engagements souscrits par les États signataires de la Convention européenne des droits de l'homme. On parle ici évidemment de respect des droits de l’homme. Mais les choses vont se compliquer très vite si on dit qu’elle siège à Strasbourg.

Strasbourg, bien sûr, c’est le siège du Parlement européen. Donc c’est une institution de l’UE ! Mais non, en fait, pas du tout, la Convention européenne des droits de l'homme, bien que rédigée à Rome en 1950 (n’en jetez plus) concerne bien au-delà des pays UE puisqu’elle s’applique à ce jour à 47 pays, c’est-à-dire pour ne citer que ceux-là, aussi à la Russie, la Turquie, l’Ukraine …

C’est ainsi qu’elle vient de se prononcer récemment, pour la deuxième fois, contre le traitement fait par la Russie à Alexeï Navalny. Il a été jugé que le pouvoir et/ou la justice russe l’attaquaient non pour des motifs de droit commun (participation à des manifestations non autorisées par exemple) mais pour des raisons politiques. Le Kremlin va-t-il tenir compte de cet arrêt ? c’est une autre histoire, mais il devrait le faire en vertu du traité qu’il a signé. Car la Cour ne fait en quelque sorte que se référer à une version un peu améliorée de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et la Convention européenne des droits de l'homme a été explicitement signée par la Russie (même si c’était l’URSS à l’époque). Le turc Erdogan s’est, de son côté prononcé clairement sur un arrêt demandant la libération du leader kurde Demirtas ; il n’en a rien à f… Cependant, ce jugement n’est évidemment pas sans effet du tout quand c’est une preuve de plus qu’il y a une dérive autoritaire dans ce pays.

Mais la France pourrait-elle être condamnée aussi par la CEDH ? Elle peut et elle l’est même chaque année car tout citoyen ou « association » (on y reviendra) peut en fait demander la condamnation de son pays (60 000 requêtes par an). On ne va pas entrer dans des polémiques pour savoir si les recommandations de la CEDH sont applicables ou pas et citer un cas « positif » : source topito.com « En 2010, la CEDH a condamné la France pour ne pas permettre aux personnes gardées à vue de bénéficier de l’assistance d’un avocat dès le début de la procédure. Cette condamnation a mené à la réforme de la garde à vue de 2014 qui vise à mettre la procédure en conformité avec le droit européen. ». Donc un pays peut en effet décider qu’il n’est pas en mesure, pour toutes sortes de raisons, d’appliquer une décision, mais, avec le temps, cela doit avoir une influence sur sa législation. D’autant que la jurisprudence de la CEDH est applicable en droit français.

Les arrêts rendus ne peuvent conduire à des sanctions des Etats, ils sont en quelque sorte moraux. Sauf, comme on vient de le dire, en France où on est toujours prêt à être plus naïf que le plus benêt des naïfs. On pourrait suggérer de modifier la législation française en ajoutant l’article « les arrêts de le CEDH ne sont applicables que dans la mesure où ils ont démontré que la France avait une législation différente de celle de ses voisins et, spécifiquement, de la majorité des pays de l’UE ». Sinon, évidemment, à raison de 6 000 arrêts par an, par exemple, concernant notre pays, il y en aura toujours qui montreront que l’on ne fait pas les choses comme il faut !

 

  1. La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) porte bien son nom si on l’écrit en entier. Elle a été créée en 1957 et siège à Luxembourg. Elle a explicitement pour rôle de « statuer sur le respect, par les États membres, des obligations qui découlent des traités ».

Donc là, évidemment, on ne rigole pas, cette juridiction est spécifiquement là pour contrôler que tout le monde fait ce qui a été décidé au niveau de l’UE et, de fait, pour interdire tout projet de loi qui serait jugé comme un peu déviant. Un « état membre » peut être attaqué devant la CJUE :

  • Soit par la Commission européenne, qui estime qu’il « s’écarte des traités », comme la Pologne avec sa réforme de la Justice. On peut relever aussi - 7 décembre 2017 « La Commission européenne a décidé jeudi de renvoyer devant la Cour de justice de l'Union européenne la République tchèque, la Hongrie et la Pologne pour ne pas avoir rempli leurs obligations en matière d’accueil de réfugiés. »
  • Soit par un citoyen (avec un bon avocat car le demande d’interprétation devra remonter par un juge) et nos fameuses ONG, qui, mécontents d’avoir perdu en justice dans leur pays, tentent de gagner devant la CJUE et infléchir en cela le droit national. On peut citer comme décisions récentes un arrêt « anti Google » qui a tranché sur le fait que cette société avait une obligation de restitution des données aux utilisateurs européens (droit à l’oubli) même si son siège social est aux USA et un arrêt « Ryanair » spécifiant que cette compagnie ne peut imposer le droit irlandais à tout son personnel navigant, pilotes, hôtesses et stewards.

Les décisions de la CJUE s’appliquent au moins en principe complètement en droit français puisqu’il s’agit, pour nous, de la plus haute juridiction, c’est-à-dire au-dessus du Conseil d’Etat. Là-dessus, que l’on soit d’accord ou non, il n’y a pas vraiment autre chose à faire que s’incliner. Disons aussi qu’elle a à arbitrer, pour des cas individuels, des sujets plutôt techniques.

 

 

ONU et Conseil des Droits de l’homme de l’ONU

L’ONU a été créée en 1945 ; Elle succédait à la SDN (Société des Nations) qui n’avait pas réussi à empêcher la Deuxième guerre mondiale.

  1. L’ONU

Elle a donc spécifiquement ce rôle de prévention des conflits. Mais on ne dit pas que c’est le seul non plus, dès le départ elle s’est dotée d’ «agences» ayant des missions spécifiques, parmi lesquelles on peut citer :

-          La FAO (Food and Agriculture Organization – Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’alimentation) fondée en 1948, siège à Rome. Sa mission est « Fournir une assistance technique aux pays en développement. Fournir des informations et harmoniser les normes dans les domaines de la nutrition, l’agriculture, les forêts et la pêche, notamment par le biais de ses publications (par exemple : rapports périodiques sur l'agriculture, la pêche et les forêts), et de ses bases de données. » Elle est celle qui a le mieux réussie, la faim dans le monde ayant été très considérablement réduite.

-          OMS (Organisation Mondiale de la Santé) fondée en 1948, siège à Genève. Elle a, essentiellement, un rôle d’information pour éviter la propagation mondiale des épidémies.

-          HCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés) – ou UNHCR fondé en 1950, siège à Genève. Initialement n’a géré que les réfugiés issus de la seconde guerre mondiale puis de la mise en place du « rideau de fer ». C’était donc une agence presqu’exclusivement européenne. Depuis 1967, a surtout pour vocation à apporter un soutien très direct (nourriture, hébergement) à des populations qui ont fui leur pays et se retrouvent dans un autre pays qui n’a pas ou trop peu de moyens pour les accueillir dignement. Son budget n’est pas figé mais dépendant généralement des crises mondiales (et du stock de réfugiés ; ils sont plusieurs centaines de millions dans le monde)

-          La Cour Internationale de Justice de la Haye. Peut arbitrer des conflits, notamment délimitation de frontières entre deux pays qui sont d’accord pour s’en remettre à son arbitrage. A concerné notamment, récemment, la Thaïlande et le Cambodge d’une part, la Bolivie et le Chili d’autre part.

-          PAM (Programme Alimentaire Mondial) fondé en 1963, siège à Rome. « Le PAM a pour objectif de fournir une aide alimentaire : aux victimes de catastrophes naturelles ; aux personnes réfugiées ou déplacées à l'intérieur de leur propre pays – contraintes de tout abandonner à la suite de conflits, d'inondations, de sécheresses ou d'autres catastrophes naturelles ; aux pauvres souffrant de la faim qui n'arrivent pas à se sortir du cercle vicieux de la pauvreté et de la malnutrition. »

On ne va pas les citer toutes ici, mentionnons seulement l’UNICEF et INTERPOL, parmi les plus connues non citées dans ce document.

L’ONU en tant que tel, discute des conflits entre nations, en cours ou qui menacent et parfois, de guerres civiles aussi. Elle peut mener des actions, via les Etats membres, si et seulement si le Conseil de Sécurité approuve cette action, c’est-à-dire qu’aucun des cinq membres permanents ne s’y oppose. L’Assemblée générale est donc la moins productive des institutions internationales du fait de ces droits de veto. En revanche, quand il y a décision d’intervention elle a une très grande légitimité et autorise à faire la guerre, que ce soit directement ou en utilisant les casques bleus, selon le mandat.

Cette configuration de l’ONU ainsi que ses émanations pouvaient ne pas poser de problème en soi, du moins pour des quasi démocraties comme la France. Elle n’aurait pas pu, par exemple, être condamnée pour un accueil insuffisant des MIE (mineurs isolés étrangers). Il a fallu, pour que cela soit possible, que le système des nations unis évolue. On pense que cette évolution vers un multilatéralisme très poussé s’est développée essentiellement suite à deux phénomènes : les demandes des pays du Groupe des 77 d’une part, la naissance de la Cour Pénale Internationale de la Haye, d’autre part. Mais, pour que cette évolution soit possible il fallait, bien sûr que les principaux donateurs envoient à New-York, siège de l’ONU, des gens qui n’avaient pas spécialement pour objectif de défendre leurs intérêts nationaux, mais plutôt ceux de d’un monde globalisé qui a leur préférence à titre individuel. Comme l’a dit Donald Trump (parlant des accords commerciaux mais a dit la même chose pour l’ONU) : « Nous n’avons pas les meilleurs pour négocier pour nous. Nous avons une bande de perdants, une bande de politicards. Nous avons des diplomates … ». Il aurait pu ajouter : pendant que les dirigeants de ces pays sont obsédés seulement par leur réélection. Bref …

£ Le Groupe des 77 : « Le groupe fut fondé le 15 janvier 1964 par la Déclaration commune des 77 pays à la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). La première rencontre d'importance eut lieu à Alger en 1967, où fut adoptée la Charte d'Alger et où les bases de structures institutionnelles permanentes furent posées. » Il regroupe exclusivement des pays du tiers monde au départ « non alignés ». Son but, avec le temps, a été de manière croissante d’obtenir des transferts financiers d’ampleur des pays les plus riches vers … tous les autres. Ce qui n’aurait pas été forcément évident au départ, hormis l’aide publique au développement, mais il s’agissait d’aller plus loin. Or, suite aux rapports du GIEC (commandés par l’ONU – comme c’est bizarre !), une opportunité d’aller beaucoup plus loin se faisait jour. Le deal a alors été le suivant : « Ok, vous voulez que le monde entier lutte contre le changement climatique, mais il va falloir payer ». D’où l’idée de mettre en place un fond par lequel les pays « riches » verseraient 100 milliards de dollars par an aux plus pauvres pour leur permettre de s’adapter, pas moins…. Sauf que les modalités de ce transfert annuel sont encore en cours de discussion, du fait, entre autres que les Etats-Unis devraient en verser 22% ce qui est leur contribution moyenne au budget de l’ONU. Sauf que, même si ce transfert gigantesque n’a pas encore commencé, il reste une épée de Damoclès car fait partie intégrante des accords de la Coop 21 (en fait depuis la Conférence de Copenhague en 2009). Et on est déjà en plein multilatéralisme puisque des fonctionnaires de l’ONU regardent si chaque pays a fait de son mieux ou pourrait faire un peu plus, etc.

£. La Cour Pénale Internationale, créé en 1998. Autre sujet où les pays « les plus avancés » se sont tiré une balle dans le pied sans que personne ne leur demande rien. C’est une juridiction « pénale universelle permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre ». Deux problèmes à propos de cette cour :

& Elle n’est pas ratifiée par des grands pays comme USA, Russie, Chine, Inde. S’applique donc principalement à des pays européens et du tiers monde

& D’autre part, « À ce jour, la Cour a ouvert une procédure d’enquête dans 11 situations : Ouganda (2004), République démocratique du Congo (2004), Centrafrique (2004), Soudan (2005), Kenya (2010), Libye (2011), Côte d’Ivoire (2011), Mali [(2013), Centrafrique II (2014), Géorgie (2016) et Burundi (2017). » Donc, si on lit bien, a concerné presqu’exclusivement des pays africains.

Mais surtout, est complètement contre-productive car, dans le cas des pays africains par exemple, ses dirigeants ne quitteront jamais le pouvoir car ils ne savent pas s’ils pourraient tomber sous le coup d’une enquête de la CPI après avoir abandonné leurs fonctions. Et, pour ce qui nous concerne, c’est un cas flagrant où, suite à un traité international très mal négocié (Cf. D. Trump), une juridiction internationale se saisit elle-même et demande l’inculpation des dirigeants soupçonnés de crimes de guerre.

En tout état de cause, suite à ces renoncements à la souveraineté nationale, le vers était dans le fruit, pour préparer l’avènement du multilatéralisme.

 

 

  1. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH) a été mis en place en 2006. Source Wikipédia : « Un des principaux changements consiste en la mise en place d'un mécanisme d'examen périodique universel (EPU) de tous les pays au regard des droits de l'homme. En 2007, est créé le comité consultatif du Conseil des droits de l'homme composé de 18 experts siégeant à titre individuel, faisant fonction de groupe de réflexion attaché au Conseil, et de rapporteurs spéciaux des Nations unies chargés des droits économiques, sociaux et culturels (logement convenable, droit à l'alimentation), droits civils et politiques, droit au développement, droits des peuples et de groupes des minorités et individus particuliers ».

Très vite les Etats-Unis sortent du « machin » avant d’y revenir sous Obama et d’en sortir à nouveau sous Trump. A ce jour, ne regroupe pas tous les pays siégeant à l’ONU. Mais l’essentiel n’est même pas là, il est dans la formule « examen périodique universel (EPU) de tous les pays au regard des droits de l'homme », c’est-à-dire que tout le monde va être critiqué dans des rapports écrits par des fonctionnaires internationaux. En effet, la Charte des Nations Unies ne dit rien sur le régime politique des pays, pas besoin, par exemple, d’être une démocratie (ainsi Roosevelt admit-il que les partisans communistes en Yougoslavie étaient le meilleur interlocuteur). Elle ne dit rien, par exemple, non plus sur la peine de mort, décision souveraine de chaque état. Or l’examen périodique pourrait avoir pour effet de « tirer » tout le monde vers une norme unique. Pour contourner cela, le CDH a une méthode (Cf. groupe des 77 ci-dessus) : on ne va pas critiquer les pays les plus pauvres et les dictatures mais seulement les démocraties libérales. On ne va rien dire sur les exécutions par lapidation ou la police des mœurs en Arabie Saoudite, les excisions des petites filles en Egypte ni les ventes d’enfants au Bénin. Mais on se concentrera sur Israël (la moitié des condamnations depuis 2007) et, comme un défouloir pour le traitement que la presse des pays développés leur fait subir, sur les pays les plus riches. C’est aussi une revanche « financière » sur les principaux contributeurs au budget des Nations Unies qui, du coup, n’ont plus voix au chapitre.

Comme l’a souligné l’ONG (oui d’accord, on en cite une) UN Watch, « Des pays tels que le Burundi, l’Équateur, l’Éthiopie, le Kirghizstan, le Togo, les Emirats Arabes Unis et le Venezuela, qui ont tous été admis à siéger à l’éminent organisme des droits de l’homme de l’ONU, se distinguent par la violation claire des critères d’adhésion énoncés dans la résolution qui a créé le Conseil des droits de l’homme. L’un de ces critères précise que “les membres élus du Conseil [des droits de l’homme] appliqueront les normes les plus rigoureuses pour la promotion et la protection des Droits de l’homme.” La même organisation a comparé le CDH à Frankenstein ; on a accouché d’un monstre.

Récemment (décembre 2017) le CDH a condamné le traitement infligé aux Rohingyas musulmans au Myanmar (Birmanie) qui a conduit à l’expulsion forcée d’un grand nombre d’entre eux vers le Bengladesh voisin (et musulman). Et le journal Le Monde de titrer « L’ONU va enquêter sur le génocide des Rohingyas en Birmanie ». Mais en fait, c’est tout le propos de ce document, il ne s’agit pas de l’ONU mais du CDH. Confusion volontaire ou omission ? Mais au Conseil de sécurité ? Au CS, le « vrai » ONU universel, la Birmanie n’a pas été condamnée. Ah bon ? Elle ne le sera pas car la Chine s’y opposera. C’est que la situation des Rohingyas n’est pas, en réalité, aussi simple que le pensent Le Monde et Human Rights Watch. Du point de vue birman, outre que ce sont les seuls musulmans d’un pays très majoritairement bouddhiste, ils étaient en train de devenir majoritaires dans une bonne part de la province de l’Arakan, ce que les bouddhistes ne peuvent tout simplement pas accepter.

D’un point de vue moral, certes, ce n’est pas bien. Mais il y a tellement de minorités religieuses qui ne sont pas bien traitées dans le monde. On en donnera seulement quelques exemples : indouistes au Pakistan, chiites en Arabie Saoudite, chrétiens en Indonésie, musulmans en Chine … Certes la Birmanie a été très radicale mais cela peut s’assimiler à la grande partition en Inde et Pakistan en 1947 quand 12 millions de personnes sont parties vers l’un ou l’autre pays en fonction de leur religion.

Signalons aussi que la Birmanie travaille tout de même avec le HCR, en vue d’une solution qui sera de toute façon très longue à se dessiner.

Le Burkina Faso a été aussi condamné pour ses milices « Koglweogo » d’auto défense. Mais pourquoi n’y en aurait-il pas ? Si on n’a pas le prisme de l’occident, en Afrique et en Amérique latine, les criminels sont souvent lynchés par la foule sans que cela pose de problème moral, la-dite foule jugeant, à tort ou à raison, que le police est inefficace ou la justice trop laxiste.

La France a-t-elle été réprimandée par le CDH ? Elle avait évidemment toutes les chances de l’être n’étant pas un pays du tiers monde. Bon, après fulmination, disons qu’elle l’a été à juste titre pour la surpopulation de ses prisons. On est d’accord avec cela. On peut comparer à nos voisins et nos prisons sont surpeuplées, mais, à la rigueur, on le savait déjà, cela fait juste quelques décennies que cela dure et que l’on sait que cela va continuer à empirer.  – incurie bien connue de nos hommes politiques.

La France a aussi été réprimandée sur la loi contre le terrorisme qui a fait suite à l’état d’urgence instauré après les attaques de début 2015. Dans un rapport de 2017 « Fionnuala Ni Aolain a souligné plusieurs dispositions du projet de loi qui menacent l’exercice des droits à la liberté et à la sécurité personnelle, le droit d'accès à la justice, et les libertés de circulation, d’assemblée pacifique et d’association, ainsi que d'expression, de religion ou de conviction. » Autrement dit, mieux vaudrait qu’il n’y ait pas de loi d’exception. On peut d’ailleurs être en partie d’accord : assigner quelqu’un qui n’a pas encore été condamné à résidence peut lui causer de grands torts, à titre professionnel par exemple. Mais bon, cela n’est pas notre propos ici. Ce que l’on veut souligner c’est l’idée de nier à un pays théoriquement souverain la possibilité de lois d’exception. Or l’auteur des lignes ci-dessus se trouve aussi être administratrice de Open Society Foundations, créée par George Soros dans le but notamment de déstabiliser les Etats nations avec l’idée, en particulier, de couper tout frein aux migrations Sud - Nord. Nous reviendrons sur ce personnage dans ce qui suit.

Mais avant cela, disons que si George Soros est le plus actif en Europe, il suit des modèles de « fondations » encore plus généreuses aux USA. Ainsi, selon un article du New York Times récupéré à partir des références Wikipedia de OSF, parlant des associations venant en aide aux migrants « Une part vitale de ce développement a nécessité de l’argent : des dons de grande ampleur des fondations les plus riches des USA, incluant la Ford Foundation, la Carnegie Corporation of New York, l’Open Society Foundations du financier George Soros, et les Atlantic Philanthropies. Dans la décennie écoulée, (2004 -2014) ces donateurs ont dépensé plus de 300 millions de dollars dans les organisations d’aide aux migrants, y compris celles qui luttent pour que les illégaux obtiennent des documents officiels. »

 

 

Des Organisations Non Gouvernementales qui ont un agenda assez précis

 

Les ONGs comme Amnesty International ou Médecins Sans Frontières sont-elles des perdreaux de l’année ? Au début peut-être. Mais depuis elles se sont « structurées » et ont su aller chercher les fonds où ils étaient, tout en adoptant un discours unique qui transforme ses permanents en simples soldats.

  1. La galaxie George Soros and Friends : le projet de déconstruction des Etats nationaux

Revenant sur l’Open Society Foundations de notre ami George Soros, à moins d’être journaliste au Monde ou particulièrement naïf, des manipulations de grande envergure devraient nous alerter. Voici ce que l’on peut lire sur le site de cette organisation (à propos de la défense des musulmans en Europe) : « L’OSF a travaillé depuis un peu plus de 10 ans pour combattre les discriminations contre les musulmans en Europe et pour s’assurer que les minorités musulmanes coexistent avec des droits égaux dans leurs communautés nationales (« communautés » mot qui vient du monde anglo-saxon et pas traduisible autrement, on est censés vivre dans des « quartiers » ou des « lieux » séparés en fonction de nos origines ethniques ou religieuses)

Par exemple :

- Nous avons publié des rapports sur les musulmans en France, Italie et GB (2002) ; des rapports sur les politiques publiques envers les musulmans …et des rapports qui donnent la parole aux femmes portant le voile (niqab) en France et au Royaume Uni ;

- Nous avons soutenu des groupes qui travaillent sur des problématiques générales au travers d’approches variées, comme des campagnes pour lutter contre les stéréotypes, le suivi des crimes de haine, et de la recherche d’informations pour dévoiler et surveiller le réseau anti-djihad ;

- Nous nous engageons dans la défense de leurs intérêts au niveaux local, national et européen, soit par exemple en demandant des statistiques appropriées, soit en prônant de meilleures politiques d’intégration basées sur les recommandations de l’OSF, ou à travers notre soutien aux ONGs comme « the European Network Against Racism » (ENAR)

- Nous nous engageons dans des actions juridiques pour combattre les discriminations dans les politiques publiques ou les lois. »

 

Nous avons ici repéré une première organisation en lutte pour modifier notre modèle culturel et social : l’ENAR, qui est en fait un groupement d’associations. Quelles sont ses déclinaisons en France ? Il y en a plusieurs, la plupart sans doute bien intentionnées, mais on est obligé d’en relever deux en particulier :

-          Le Collectif Contre l’Islamophobie en France – CCIF, selon Wikipedia « Les activités du collectif sont controversées, sur le fond comme sur la forme. Il est l'objet de critiques portant sur la qualification des actes islamophobes, sur la validité de ses données statistiques, sur sa proximité avec des islamistes (dont les Frères musulmans) ou sur l'instauration d'une approche de concurrence victimaire. L'association est cependant régulièrement auditionnée par la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) », Sympa !

-          Conseil Représentatif des Associations Noires – CRAN, association ouvertement raciste, pas forcément méchante mais carrément anti-blancs, un peu bizarre pour des « anti racistes ».

Mais au fait, les musulmans sont-ils discriminés ? En partie oui, il y a une dose de racisme dans tous les pays sans exception. Mais, d’autre part, il faut qu’ils le soient sinon les Daech et autres Al Qaïda ne pourront plus recruter. Donc ne pas hésiter, surtout, à exagérer ces discriminations. De là à dire que l’ENAR est complice de ces organisations criminelles ? Eh bien oui, on peut aller jusque là.

Avant d’aller plus loin, signalons que si « communauté » au sens anglo-saxon n’a pas d’équivalent en France, pour la même raison, « laïcité » n’en a pas non plus dans les pays anglo-saxons, d’où les ambiguïtés. Mais est-ce une raison pour nous imposer un modèle qui n’est pas le nôtre ?

 

  1. D’autres ONG qui ont nettement évolué par rapport à leur message initial

1.Amnesty International. Au départ fondé en 1960 en Grande-Bretagne pour faire connaître le sort des prisonniers d’opinion partout dans le monde : « ll ne se passe pas de jour sans que, en ouvrant son journal, on apprenne qu’un homme, quelque part dans le monde, a été jeté en prison, torturé ou exécuté parce que ses opinions ou sa religion déplaisaient à son gouvernement […] Les lecteurs des journaux éprouvent un sentiment pénible d’impuissance. Mais si tous ceux qui sentent monter en eux l’indignation devant de telles nouvelles pouvaient se donner la main à travers le monde pour entreprendre une action commune, il serait possible sans doute d’obtenir un résultat positif. »

Sauf que, selon leur site, l’association intervient de plus en plus dans le champ politique : « La mobilisation d’Amnesty International est partie de la défense des prisonniers d’opinion pour s’élargir à l’ensemble des droits humains : de la protection des civils dans les conflits à l’abolition de la peine de mort ; du combat contre toutes les formes de discriminations au droit à chacun de s’exprimer ; de la protection des droits sexuels et reproductifs à la défense des droits des réfugiés et des migrants… ».

 

Donc, selon leurs termes, aident maintenant aussi les migrants !!! Parce qu’il n’y a plus assez de prisonniers politiques dans le monde ?

Ou, dit autrement, pourquoi avoir « jeté à l’eau » ce qui était sa marque de fabrique : l’impartialité, quand ils condamnaient aussi bien les crimes de Pinochet que la répression de la révolte du peuple polonais ? En fait, ceci est une partie de l’explication avec la fin de la Guerre froide, une autre venant de la concurrence avec les autres associations qui sont sur le même terrain. Ce qui oblige à proposer toujours un peu plus, et enfin une partie vient d’une réflexion interne à cette association multinationale.

Preuve en tout cas que « AI » est devenue une organisation purement politique ce commentaire sur l’action de Mateo Salvini en Italie à propos des embarcations qui traversent le détroit de Sicile : « “La responsabilité de ce nombre croissant de victimes revient aux gouvernements européens qui sont plus occupés à tenir les personnes hors du pays, plutôt que de sauver des vies humaines”, explique Matteo de Bellis (expert en “asile et migration” pour Amnesty International) ». A noter cette autre déclaration d’AI « Sur ce plan, l’ONG critique les gouvernements européens, qui ont décidé d’accroître leur collaboration avec les garde-côtes libyens, jugés « irresponsables ». Parce qu’ils sont arabes ? Oh les vilains racistes. (Mais en fait ce n’est pas ce qu’ils voulaient dire, mais en fait cela revient au même). N’hésitent pas, toujours pour faire passer leur message, à critiquer le peuple italien lui-même : " Amnesty a dit mercredi que l’Italie était « baignée dans la haine, le racisme, la xénophobie et la peur injustifié de l’autre ». Mateo Salvini a d’ailleurs demandé à rencontrer officiellement ces gens charmants, sans succès.

 

Avant de citer d’autres ONG, arrêtons-nous un instant pour dire que cela pose d’autres problèmes. Ces organisations sont convoquées intuitu personae pour donner leur avis et expertises tant auprès de l’ONU et de ses déclinaisons que des cours de justice internationales. Or elles ne sont pas du tout neutres et on doit dès lors se demander : si on les invite eux, pourquoi pas les partis politiques et les syndicats ? Tout se joue sur l’ambivalence : je suis expert car je suis spécialisé (ex. dans les droits de l’homme), mais en même temps je ne m’interdis pas d’intervenir dans le champ politique et social chaque fois que je le juge opportun.

 

2.Réseau Education Sans Frontière – RESF était connu pour dénoncer la séparation des familles, quand, par exemple, un père de famille était conduit à la frontière en laissant sa famille en France. S’impliquait aussi quand un lycéen était concerné en faisant signer des pétitions, ou autres. L’auteur de ces lignes était d’ailleurs parmi les soutiens car j’estime que l’on ne peut pas expulser un albanais ou un géorgien car ils sont européens, ni des chinois car ne posent ensuite aucun problème d’intégration.

En tout état de cause cela c’était « avant ». RESF, faute peut-être de familles à défendre ? s’est maintenant complètement spécialisée dans les MIE (mineurs isolés étrangers, aussi appelés MNA). On va parler ici des MIE issus principalement de trois pays : Guinée Conakry, Sénégal et Côte d’Ivoire. Leur nombre a explosé, passant de 4 000 par an en 2010 à 14 000 en 2016 et peut-être 25 000 à partir de 2018, en stock. Ils ont en commun d’être des garçons à 95%, n’ayant volontairement pas de papier d’identité car se déclarant mineurs, ce qu’ils ne sont pas toujours, racontant tous la même histoire : qu’ils ont dû fuir leur pays après la mort de leur père ou leur mère. Selon un rapport du Sénat la croissance « exponentielle » de leur nombre ne peut pas être due au hasard : «Lorsqu'ils se présentent seuls au guichet d'un service d'aide sociale à l'enfance, il arrive fréquemment que ces jeunes connaissent jusqu'au nom d'un des travailleurs sociaux du service. De plus, il est courant que l'arrivée d'un jeune originaire - ou disant être originaire - d'une localité soit suivie, dans les jours et les semaines qui suivent, de l'arrivée dans le même département d'autres jeunes porteur d'un récit similaire. Ces arrivées s'inscrivent donc dans la logique de périples organisés depuis les pays d'origine par de véritables filières qui connaissent très bien le fonctionnement de l'aide sociale à l'enfance en France ». Crime organisé qui a, notamment, très bien percé à jour les failles (trop nombreuses) de notre législation. Ils sont, pour la plupart, malgré leur récit, mandatés par leur famille qui en attend un gain économique en retour. Et ils savent pouvoir compter sur des associations pro-migrants.

A cet égard RESF n’est plus du tout dans la situation de « subir » quand ils apprenaient la présence d’un cas à défendre et venaient prêter main forte. Ils sont devenus un maillon très actif de cette filière d’émigration.

 

3.Greenpeace. A tort ou à raison, Greenpeace a tout d’abord été une organisation luttant contre les essais nucléaires, que faisaient les Etats pour tester leurs bombinettes. Puis, ayant obtenu globalement satisfaction sur l’arrêt de ces essais, elle s’est fait connaître comme opposée à la chasse à la baleine, réputée menacée d’extinction. Toujours pas d’objection à cela. Cependant, on n’est plus du tout aujourd’hui face à la même organisation.

 

Le Greenpeace de nos jours pratique en effet essentiellement le terrorisme intellectuel, par exemple prétendant lutter contre la pollution, mais en étant violement opposée au nucléaire civil, spécialement en France. En fait, même si l’organisation a des succès réels à son actif, comme dans sa lutte contre la déforestation, les choses sont très simples : on ne peut pas avoir raison contre Greenpeace ou sinon on est juste traité de tous les noms. On cite des extraits de l’article Wikipédia : « Greenpeace est aussi accusée d'exagérer et manipuler des chiffres qu'elle utilise pour dénoncer des faits. Un exemple peut être le communiqué de presse du 15 juillet 2009 dans lequel Greenpeace annonce que la calotte glaciaire aurait disparu en 2030, ce qui fut critiqué et mis en doute. Devant l'indignation de certains scientifiques, Gerd Leipold, dirigeant de Greenpeace, a finalement été obligé d'admettre qu'« Il n'y a aucun moyen pour que la calotte glaciaire disparaisse » ainsi qu'il « ne pense pas qu’elle sera fondue en 2030… Cela pourrait avoir été une erreur ».

Une autre affaire est celle de Brent Spar où le groupe de pression avait affirmé que près de 5 500 tonnes d'huiles restaient dans les soutes de cette station offshore que le groupe Shell envisageait de couler. Démenti par les faits, Greenpeace s'est s'excusé publiquement auprès de Shell dans un communiqué le 5 septembre 1995.

Greenpeace a lancé dans les années 1990 « cette étonnante histoire des moutons aveugles de Patagonie », selon laquelle les bergers de Patagonie et leurs moutons perdaient la vue en raison du fameux « trou » de la couche d’ozone. Un reporter américain mena alors son enquête en 1992 et ne trouva qu’un seul et unique ranch où se trouvaient des moutons aveugles. En outre, seuls 2 % du troupeau étaient touchés et non pas en raison de la couche d’ozone mais d’une maladie parasitaire.

À la suite de la sortie du documentaire Bulb fiction de Christoph Mayr en 2012, la presse relaye les contradictions de Greenpeace concernant les ampoules basse consommation. L'association aurait enterré un rapport mettant en lumière les risques de ces ampoules, notamment dus à la présence de mercure.

En juin 2014, le journal The Guardian révèle qu'un haut responsable de Greenpeace prend l'avion pour faire le trajet entre son domicile au Luxembourg et son lieu de travail à Amsterdam, alors même que l'ONG estime que la réduction des émissions de CO2 passe par une baisse des voyages en avion. L'intéressé a reconnu qu'il avait fait « une erreur ».

On retrouve ici, Cf. ci-dessus, la nécessité d’en faire toujours un peu plus que les organisations concurrentes pour attirer tant les nouvelles recrues/soldats de la cause que les financements. Avec des gourous à la tête qui disent le vrai. Autre exemple : « Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace et ancien directeur de l’ONG, aujourd’hui conseiller en développement durable pour les entreprises, adressait lui aussi des critiques à Greenpeace, dont il qualifie l’activité d’ «environnementalisme religieux » et regrette l’absence de rigueur scientifique : « La campagne pour l’élimination du chlore de tout usage humain a été décidée [au milieu des années 1980]. Je n’en ai pas cru mes oreilles : ils parlaient d’éliminer un élément du tableau de Mendeleïev et ignoraient délibérément certaines avancées indéniables comme la chloration de l’eau en santé publique ou le rôle de la chimie du chlore en médecine. C’était indéfendable. » En parallèle, Moore défend le nucléaire civil, le PVC (« l’un des matériaux les plus polyvalents et les moins toxiques jamais inventés ») et les OGM. »

Sachant que des auteurs ont montré que l’organisation a des intérêts capitalistiques dans certaines entreprises comme des usines de fabrication d’éoliennes en Allemagne et Danemark (même si n’est qu’actionnaire minoritaire). Ce qui explique son orientation vers du tout électrique, zéro nucléaire qui ne manquerait pas de poser bien d’autres problèmes. (Cf. https://www.polemia.com/greenpeace-ses-conflits-dinteret/) On est donc ici au-delà même du terrorisme intellectuel, dans des conflits d’intérêts. C’est dans ce cadre que l’auteur - André Posokhow – recommande d’enlever à cette ONG son statut d’organisation à but non lucratif habilitée à recevoir des dons déductibles des impôts. Point qui devient d’autant plus à l’ordre du jour quand l’association, avec d’autres, attaque l’Etat français en justice : « Les ONG françaises rejoignent le mouvement mondial pour la justice climatique : lundi 17 décembre, quatre ONG – Oxfam France, Notre Affaire à Tous, Greenpeace France et la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) – ont déposé un recours en justice pour «carence fautive» face au réchauffement climatique. » (Site de Greenpeace France). On préconise même d’aller plus loin : toute subvention publique, même d’une collectivité territoriale devrait être interdite jusqu’au retrait de l’action en justice.

 

Et, au fait, rebondissant sur Amnesty International. Qui est le secrétaire général d’Amnesty International ? il s’agit de Kumi NAIDOO qui est l’ancien directeur exécutif de … mais non ? Greenpeace. Où on voit que si on ne réagit pas le business mondial des ONG finira par étouffer complètement toute velléité démocratique.

 

A propos du recours des quatre ONG contre l’Etat français devant le tribunal administratif, on peut dire aussi que, s’ils obtiennent satisfaction, la France pourrait, si elle était lourdement condamnée, être amenée à quitter la COP 21. Surprenant quand on sait que c’est le pays qui l’a organisée en novembre 2015. Comme pour la CPI, Cf. plus haut, l’action « bien intentionnée » de ces ayatollahs du climat aurait alors exactement le résultat inverse de celui souhaité.

 

 

 

 

© Serge Darré décembre 2018

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